Dans mon navire, sous un ciel bleuté ;

Vogue   vers l'avenir .   Toute voilure battant à la douceur du vent,

   Comme un galion recherchant l’activité ;

   Je me plais à combler le temps présent.

   Prêt à affronter les intempéries,

   Comme un brave connaissant ses capacités,

   J’attends l’imprévu qui surgit

   Pour avoir un peu de sensations à dicter.

   Jamais tel calme ne fut présent si longtemps,

   M’entourant et aussi plat et ennuyant.

   Rien à redire, aucun sentiment ;

   Ne me rattache férocement à ce bâtiment.

   Quelques rafales de vent gonflent les voiles.

   Quelque petits nuages croisent le grand mat.

   Quelques petites vagues se dévoilent,

   Au travers ce calme ennuyant et plat.

   Après moult  et indifférentes traversés,

   Un vent de fraîcheur croise ma voilure.

   Il caresse la croupe de mon navire élancé,

   Et transperce le silence qui perdure.

   Il amène tendresse et passion

   Avec une vague de sensation,

   Qui me propulse dans moult vibrations

   Attisant à nouveau mes émotions.

   Tout le navire vibre comme je l’ai toujours désiré,

   Se laissant par les vagues délicatement bercer ;

    Et, se sentant imprégner d’une nouvelle vie

    Qui l’éloigne de tous ces soucis.

   Il se sent maintenant habité,

   Comme tout navire qui se respecte,

   Par une passion tant souhaitée

   Que maintenant il détecte !

   Il y a splendeur comme passager,

   Douceur comme compagnon,

   Chaleur pour le caresser,

   En somme le summum des émotions.

 

   Ce que toute son existence, il a désiré.

   Son rêve devient réalité,

   Et il veut à jamais le conserver.

   Va-t-il y arriver ?

 

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